Ce travail s’inscrit dans une approche phénoménologique de la perception, où l’image n’est pas considérée comme représentation, mais comme processus d’émergence.

 

Les éléments plastiques et graphiques fonctionnent comme des dispositifs de transformation à partir desquels se constituent des champs perceptifs instables. L’image apparaît dans le mouvement des couches, des déplacements et des seuils de densité qui modifient continuellement le champ visuel.

 

La pratique explore ainsi les conditions d’apparition des formes, entre instabilité et stabilisation, sans hiérarchie entre ces états. Certaines images se construisent comme des structures lisibles, tandis que d’autres demeurent dans un état de latence ou de transformation.

 

 

L’œuvre ne vise pas à produire des objets visuels, mais à rendre sensibles les dynamiques par lesquelles quelque chose du visible advient dans le temps du regard.